Syndicat National de l'Enseignement Privé Laïque. Notre devise : "Pouvoir s'opposer mais toujours proposer !"
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Notre Confédération

« La CFTC se réclame et s’inspire des principes de la morale sociale chrétienne, en toute indépendance politique ou religieuse »

Article 1 des statuts de la CFTC

Un peu d’histoire…

La CFTC (Confédération Française des Travailleurs Chrétiens) a été fondée les 1er et 2 novembre 1919, à Paris. Elle dénonce la misère ouvrière et accueille tous les travailleurs acceptant d’appliquer les idéaux de la morale sociale chrétienne. Fidèle à l’œuvre des premiers syndicats, la CFTC met en place des bureaux de placement, des services juridiques, des caisses d’entraide et des services sociaux. Dès sa création, en 1919, la CFTC a une vision internationale et est soucieuse du bien-être des travailleurs au-delà des frontières nationales. La présence, dès 1919, de plusieurs syndicats féminins dans les structures membres de la CFTC atteste de la large audience de la Confédération parmi les salariées.

Dès novembre 1940, des responsables de la CFTC s’opposent à la politique du gouvernement de Vichy. La CFTC participe à la création du Conseil National de la Résistance en 1943.
En avril 1947, à l’occasion des premières élections des administrateurs de la sécurité sociale, la CFTC obtient 26 % des suffrages. Au fil des années et des réformes, la gestion paritaire se déploie et la CFTC, avec les autres organisations syndicales, participe à la gestion de la formation professionnelle, de l’Unédic, etc.

Le congrès CFTC de novembre 1964 aboutit à la scission du mouvement en deux organisations syndicales distinctes : la CFTC et la CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail). La CFTC refuse la politisation de son action. Elle prône un syndicalisme indépendant des partis politiques, favorisant le dialogue et la négociation.

En 1991, la CFTC adopte le slogan « La vie à défendre » et affiche plus clairement encore le sens de son action : défendre la qualité de vie au travail et les parcours de vie, non seulement au travail, mais également en dehors de l’activité professionnelle. L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est une de ses préoccupations majeures.

Syndicat représentatif au niveau national, et réformiste, la CFTC continue de proposer et de défendre dans toutes les négociations des projets tenant compte des évolutions en cours dans le monde du travail (droits rattachés à la personne pour permettre de faire face aux parcours professionnels plus mouvementés qu’auparavant, droit à la déconnexion, etc.).

Le projet de la CFTC !

  • Renouveler le dialogue social, pour parvenir à des accords « gagnant-gagnant », pour les salariés comme pour les entreprises.
  • Construire un nouveau contrat social. De nouveaux emplois sont en train de naître, parfois hors du champ de l’entreprise « classique ». Une carrière ne s’envisage plus dans une seule entreprise, et les trajectoires professionnelles sont davantage marquées par des périodes de rupture et de transition. Afin de sécuriser les parcours, la création d’un régime universel de protection sociale prenant en compte ces évolutions devient nécessaire. Pour que celui-ci soit efficace, il faut rattacher les droits sociaux à la personne et à sa trajectoire de vie. C’est dans ce sens que la CFTC a appuyé la création du Compte personnel d’activité (CPA), et propose l’instauration du Régime social universel d’activité (RSUA).
  • Militer pour que le numérique soit au service de l’humain. La CFTC anticipe les conséquences de l’introduction de la robotique et du numérique dans le monde du travail. Les nécessaires adaptations ne doivent pas être contraires aux principes humains fondamentaux ou à la lutte contre les effets du changement climatique.
  • Protéger les actifs, mais aussi les demandeurs d’emploi et les retraités.  Veiller, informer, alerter, protéger et proposer sont les missions de la CFTC. La CFTC accompagne les salariés (mais pas uniquement) et agit pour faciliter les échanges entre le travailleur et l’établissement employeur. Elle négocie aussi au niveau interprofessionnel et dans les branches professionnelles.

 

Les valeurs de la CFTC !

  • Le respect de la dignité de chaque personne.
    La valeur d’un salarié, actif ou non actif, ne dépend ni de sa condition, ni de son âge, ni de sa religion, ni de son sexe ni de son niveau hiérarchique dans l’entreprise : elle est absolue. Dans l’entreprise, cela se traduit par l’intérêt porté à tous (de l’apprenti au cadre supérieur), par la négociation, par le refus que les personnes soient traitées comme des objets, des marchandises ou des machines.
  • Le Bien commun.
    Pour la CFTC, l’entreprise est d’abord une communauté de personnes avant d’être un outil économique. Dans cette perspective, la prise en compte du bien commun se traduit par l’intérêt que nous portons à tous, par la négociation et par le respect de la dignité de chacun. Au même titre que le respect de la personne, les ressources naturelles doivent être gérées de manière responsable, dans le respect des générations futures.
  • La subsidiarité.
    Le principe de subsidiarité, c’est donner leur pleine liberté d’action aux personnes et aux communautés professionnelles. Les décisions sont ainsi prises par les personnes ou les groupes directement concernés et donc les plus à mêmes juger du bien-fondé de leurs décisions.
  • La fraternité.
    Nous avons l’exigence d’une justice pour tous avec priorité donnée à ceux qui ne pèsent pas lourd dans les rapports de force : les plus faibles et les plus démunis. Elle nous engage à construire la paix sociale et à renouer par des actions concrètes les liens de solidarité. Elle favorise des comportements positifs : le dévouement, une démarche d’action constructive, le souci de vérité, la confiance, être ouvert et rassembleur…
  • Un syndicalisme d’inspiration sociale chrétienne.
    Cette inspiration n’impose pas de pratiques ou de convictions religieuses. Les principes sociaux chrétiens sont toutefois un guide sur lequel la CFTC s’appuie pour répondre aux enjeux économiques et sociaux. Ces principes sont le fondement d’un monde plus juste et plus humain qui valorise la solidarité, la liberté, la responsabilité, la justice sociale, la participation démocratique, l’exigence d’un développement durable.